Sous l’Ancien-Régime, les livres vendus brochés étaient laissés non coupés parce qu’ils étaient le plus souvent destinés à être confiés par leur acquéreur, ou par le libraire, à un relieur, lequel avait besoin de la marge ainsi ménagée pour exécuter correctement son travail.
Je savais (sans en connaitre la raison) que dans le passé, il fallait souvent couper les pages des livres soi-même, et j’ai appris assez récemment qu’à une époque, on livrait les livres aux libraires encore non reliés pour qu’ils les fassent relier eux-même, mais je n’avais pas fait le lien entre ces deux informations.
Est-ce que vous avez déjà coupé un livre vous-même ?


Petit bonus: un extrait du Bachelier de Vallès, où Vingtras et Legrand, en période de vaches maigres (pour changer), parcourant l’Odéon de long en large, se cultivent en feuillettant sans payer chez des libraires et jugent qu’on y vend à peu près autant d’ouvrages coupés que non coupés, en littérature contemporaine du moins. Ça se passe peu après le coup d’État de « Napoléon III ».