- cross-posted to:
- suisse@jlai.lu
- cross-posted to:
- suisse@jlai.lu
(lien YT car ça fonctionnera pour toutes les IP)
J’ai rencontré Pierre en 2011 et c’est un mec génial et vraiment gentil. Je lui ai rendu visite quelques fois là haut. Je suis heureux de le voir si accompli sur sa montage et un peu triste qu’il parte bientôt à la retraite.
Pierre est le gardien/homme à tout faire de la station radar de la Dole, l’un des radars utilisés par la Suisse (mais aussi la France) pour contrôler les espaces aériens.
Pour les tech parmi vous, les données des stations radars sont partagées en Europe, donc la France utilise cette station Suisse au lieu d’en construire une autre, et inversement. A titre d’exemple le ciel Suisse c’est quelque chose comme 7 stations radars mais seulement 3 sont sur le territoire.
La grosse boule blanche avec l’antenne rotative orange est le radar ATC, un radar secondaire (le primaire n’est plus utilisé en aéronautique civile depuis longtemps). Un radar secondaire interroge les transpondeurs à bord des avions contrairement au primaire qui renvoie un ping quand il rencontre un obstacle (comme un sonar).
La plus petite boule blanche à gauche de la grande est un radar primaire, car c’est le radar météo, comme tout radar primaire il va récolter les pings qui lui reviennent (en filtrant le relief), ces pings étant des particules d’eau ou de glace, aka des nuages.
Les forêts de mats droits (ou avec des pieds triangulaires) sont des émetteurs ou récepteurs (je sais plus) VHF, pour parler oralement aux avions mais aussi fournir des données data-link (émetteurs et récepteurs sont géographiquement séparés par sécurité, je ne sais plus où sont les un et les autres)
Les espèces de gros tambours blancs sur un mat sont une liaison de données dans l’air. Ils pointent sur 2 axes différents, et pareil de l’autre coté à la réception, pour former un triangle qui alimente le centre de contrôle aérien de la Suisse Romande. Pourquoi un triangle ? Car si un gros nuage d’orage (plein de glace donc) se fout pile poil sur la trajectoire entre deux tambours, ça coupe la liaison. C’est déjà arrivé, du coup redondance !
Et voilà, pas grand chose d’autre à dire à part que si vous regardez la vidéo vous comprendrez pourquoi les annonces pour bosser dans la maintenance de ces infrastructures précisent:
- Ne pas avoir le vertige
- Être à l’aise à ski
- Avoir le permis bateau et être bon nageur (certains instruments de navigation aérienne sont sur les lacs)

